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Le ZX 81, le Spectrum et le QL
Je demanderai aux lecteurs, surtout les jeunes, de ne pas se moquer des performances médiocres des ordinateurs si dessous ; il faut savoir qu'à l'époque où ils sont sortis, ils étaient au top. En 1984, le ZX 81 comptait 2 millions d'adeptes, c'est grâce aux différents ordinateurs qui se sont succédés aux fil des décénies, toujours de plus en plus performants que nos PC à 1024 Mo de RAM et plus aux graphismes et aux sons à couper les souffle, sont sortis.
Tout savoir sur L'entreprise Sinclair aller sur ce site : http://www.silicium.org/uk/sinclair/sinclair.htm
DIRECO international à Paris était le seul importateur des ordinateurs Sinclair.
Petit frère du ZX80 sortit en 1980, Il est sorti en 1981 et coûtait dans les 500 francs français. Son microprocesseur était le Z80 A plus rapide que le Z 80, il avait 8 Ko de ROM et seulement 1 Ko de RAM, on ne pouvait pas faire grand chose avec ça mais on pouvait acheter des extensions comme les Mémopak ( 16 Ko, 64 Ko), sa vitesse ne dépassait pas les 3,25 Mhz. Il n'y avait pas de système de ventilation, pas de grille d'aération, cet ordinateur que j'ai bien connu se plantait souvent.
Son clavier était de 40 touches sur lesquelles il y avait les mots clé en basic. Au début d'une ligne, le curseur était un « K » qui attendait la frappe d'un nombre ou d'une touche pour afficher en une seule frappe un mot clé entier en basic inscrit sur la touche en question, ensuite le curseur devenait un « L » ce qui permettait de taper des lettres ou des chiffres.
Il n'y avait ni la couleur ni le son, il fallait acheter des extensions sous forme de périphériques à brancher derrière l'ordinateur, sur un bus d'expansion, en série derrière le Mémopack, il existait aussi une extension pour le Basic, l'assembleur, le forth mais aussi pour les graphismes .
Les programmes étaient sauvés sur cassettes audio standard comme celles que l'on met dans nos postes de radio pour enregistrer des chansons. L'on pouvait brancher un lecteur de cassettes aux prises Microphone ( MIC) et haut parleur (EAR) de l'ordinateur. L'instruction « LOAD '''' » permettait de charger un programme, un écran blanc parcouru par des lignes noires diagonales apparaissait et attendait l'arrivée des données de la cassette. Le chargement était le seul moment l'on l'on entendait du son de la part de l'ordinateur dans le haut parleur du téléviseur.
L'instruction « SAVE '''' » permettait d'enregistrer un programme sur cassette, il fallait aller vite pour mettre une cassette et enclencher l'enregistrement car l'ordinateur envoyait les données assez rapidement sans attendre ni prévenir. Transmission 250 bauds.
Le seul moniteur était le téléviseur du salon, l'on branchait l'ordinateur sur la prise de l'antenne, il fallait chercher dans un canal pour voir apparaître l'image envoyé par l'ordinateur comme l'on cherche l'image d'une chaîne de télévision. L'extension pour la couleur imposait une prise péritélévision.
L'ordinateur pouvait contrôler les erreurs de programmation, disposait d'un « clavier » graphique qui s'actionnait en appuyant sur la touche « graphics », shift 9, le curseur devenait un « G » et en appuyant sur des touches sur lesquelles étaient inscrits des graphismes, l'on pouvait faire apparaître ces derniers.
On pouvait inverser l'image des lettres qui étaient noires, elle devenaient blanches dans un carré noir.
Après avoir installé le Mémopak soit 16 K soit 64 K supplémentaire, il fallait taper une commande en basic pour avoir la totalité de la mémoire :
POKE 16388,255
Puis taper NEW
Si le branchement d'un Mémopack 16 Ko ou 64 Ko, qui coûtait respectivement dans les 400 francs et dans les 800 francs français, était facile, l'extension de la couleur imposait de jouer du fer à souder de faible puissance car, en plus de la brancher sur le bus, il fallait souder un câble sur l'anode de la diode D9 à l'intérieur du ZX 81. Pour cela il fallait dévisser les cinq vis du boîtier dont trois vis sous les pieds qu'il fallait enlever, dévisser les vis de fixation du circuit pour l'enlever, souder le fil sur la diode et remonter le tout.
Une fois l'extension installée, les curseurs K L G F disparaissaient pour devenir des bandes de couleurs sur toute la ligne.
F vert
K blanc
G magenta
L jaune
L'utilisateur disposait aussi de 16 couleurs :
Blanc touche 4 inversé ou CHR$ 160
Jaune touche 5 ou CHR$ 161
Bleu clair touche 6 ou CHR$ 162
Vert clair touche 7 ou CHR$ 163
Fuschia touche 8 ou CHR$ 164
Rouge touche 9 ou CHR$ 165
Bleu touche A ou CHR$ 166
Gris foncé touche B ou CHR$ 167
Gris clair touche C ou CHR$ 168
Kaki touche D ou CHR$ 169
Cyan touche E ou CHR$ 170
Vert touche F ou CHR$ 171
Magenta touche G ou CHR$ 172
Carmin touche H ou CHR$ 173
Bleu marine touche I ou CHR$ 174
Noir touche J ou CHR$ 175
Le pavé couleur était exactement cadré au pavé graphique. Pour la programmation si l'on voulait donner la couleur bleu au mot CARTE :
10 PRINT CHR$ 166
20 PRINT « CARTE »
Pour donner une couleur différente au mot suivant on devait entrer une autre ligne de programmation avec un PRINT CHR$ suivit d'un nombre compris dans la liste puis une autre ligne avec un PRINT suivit du mot entre guillemet... En théorie...
Parlons maintenant de l'interface sonore avec 3 voies qui fonctionnait même avec les 1 Ko de mémoire livré avec l'ordinateur. L'utilisateur devait d'abord taper une série de lettres et de mots clés afin de lancer la routine en mémoire :
1
REM
Y
1
PEEK
TO
Y
2
PEEK
?
TAN
1 REM Y 1 PEEK TO Y 2
PEEK ? TAN
L'utilisateur pouvait ensuite créer des sons, ajuster la fréquence du signal et du volume sonore, adjoindre au signal fondamental un signal complexe de hauteur et d'amplitude ajustable de façon à obtenir des différences de timbres, moduler le volume du son suivant en mode « attaque », c'est à dire l'évolution du niveau sonore du son sans la variation de sa hauteur.
Chacune des trois voies possédait deux registres un fin (8 bits) et un grossier (4 bits). La fréquence de la tonalité pouvait prendre 4096 valeurs par division d'une fréquence issue du signal horloge suivant les deux registres pour chacune des voies.
La bande sonore allait de 24 à 101 563,50 périodes.
Le volume allait de 0 à 15 sur chaque registres.
Le timbre allait de 1 pour les bruits « secs » à 31 pour les bruits « sourds » (5 bits)
La durée de l'enveloppe allait jusque 65 537 sortes de durée.
L'utilisateur pouvait étendre le Basic grâce à un autre périphérique et disposait ainsi de nouveaux mots clés qui pouvaient être entrés avec la condition IF USR LE MOT CLE THEN.
L'on pouvait tracer des traits(LINE) entre deux points, créer et effacer des cercles (CIRCLE, UNCIRCLE) et des rectangles (BOX, UNBOX), afficher des lettres géantes (TEXT).
Pour la gestion de l'écran, on pouvait inverser (INV ou INVERSE) une partie ou la totalité de l'écran, le décaler ver la droite (SCROLL DROIT ou SCROLL D TOTAL), vers la gauche ( SG ou SGT, SCROLL GAUCHE ou SCROLL G TOTAL), vers le haut (SCROLL HAUT ou SCROLL H TOTAL) ou vers le bas (SCROLL BAS ou SCROLL B TOTAL) . Remplir une partie (CHR) ou la totalité de l'écran avec un caractère (CHRT). Effacer une partie (CLS) ou la totalité de l'écran(CLST).
Pour la programmation, l'on pouvait renuméroter toute les lignes (RENUM). Utiliser le synthétiseur vocale si il était présent à acheter à part (SYNTHE), utiliser la carte son VTR (SON), savoir le nombre d'octet disponible en mémoire (FREE), stocker des données chiffrées dans un programme (DATA), lire les données (RESTORE et READ ou READS pour les données alphanumérique).
L'on pouvait changer les caractères en minuscules (MIN) il faut savoir que tous les caractères du ZX 81 étaient en majuscules et qu'il était impossible de les changer.
L'on pouvait brancher des tables traçantes, des imprimantes, des manettes de jeu, des ports parallèles pour brancher des périphériques. L'on pouvait aussi acheter des claviers ( qui pouvait être à touches sensitives ou à boutons)
Comparé au ZX 81, même si il lui ressemblait beaucoup , cet ordinateur sortit en 1982 est un véritable bond en avant, le son est la couleur étaient incorporés, pas besoin de les acheter à part, de les brancher et de s'arracher les cheveux pour les faire fonctionner.
Microprocesseur Z80 A, 3,25 Mhz, RAM 16 K ou 48 K, 16 Ko en ROM, un clavier de 48 touches avec répétition automatique et témoin sonore de frappe. Programmation par mots clefs préprogrammés.
31x24 caractères, majuscules ou minuscules. Définition graphiques 256 x 192 ( 49 152 points)
Caractères ASCII étendu (8x8) 21 caractères programmables : il était possible de fabriquer des sprites de la taille d'une lettre et de les affecter à une touche ( utile pour les graphismes des jeux)
8 couleurs, haut parleur 130 demi tons ( 10 octaves ) attention ce n'était pas un haut parleur comme sur les ordinateur d'aujourd'hui ; il ne délivrait que des BIP sous différents tons.
Il enregistrait par défaut sur des cassettes audio ( vitesse de transmission 1500 bauds).
On pouvait brancher une interface ( ZX 1 et ZX 2) pour installer une imprimante, des lecteurs de microdrives à bande sans fin dont la fiabilité était discutable, et des manettes de jeu.
L'ordinateur se branchait en PAL à l'antenne du téléviseur, obligation de programmer les canaux comme si l'on cherchait une chaîne de télévision.
SECAM pour la prise péritel.
Il coûtait environ 1500 francs français en 16 Ko PAL et plus de 1800 francs en SECAM. Plus de 1900 francs en 48 Ko en PAL et environ 2300 francs en SECAM
Il a évolué vers le ZX Spectrum + plus large avec une mémoire de 48 Ko., une touche « graphics » à part et non plus sur la touche 9, une touche Caps Loock en plus de Caps Shift, une barre d'espace longue au milieu en bas du clavier comme une machine à écrire et une touche Break séparé de la touche espace qui se trouvait en haut, quatre touches de directions à part. Il n'y avait plus d'espaces entre les touches. Le Spectrum + avait des aérations ce qui lui permettait de ne pas chauffer et de ne pas se planter.
Petit frère du ZX Spectrum + auquel il ressemblait beaucoup.
Importé en France en 1985, par DIRECO, mais testé et sortit en 1984, il fut annoncé trop vite par la firme anglaise ce qui a entraîné le mécontentement de certains clients en Angleterre qui avaient réservés et payés leurs ordinateurs à l'avance. Il était équipé d'un microprocesseur Motorola MC 68008, Intel 8049, d'un clavier QWERTY mécanique et 5 touches de fonctions, deux lecteurs microdrives de 100 Ko chacun, 128 Ko de RAM extensible à 640, une ROM de 48 Ko comprenant le Q-DOS Sinclair et un BASIC.
Il offrait 8 couleurs, l'affichage était de 352x352 points 25 lignes et 80 colonnes sur moniteur ou 40 à 60 colonnes sur TV.
Il coûtait à l'époque 6000 francs français.