Recherche

Fiche contributeur

À la une

Sa dernière publication

Prisca Theologia

Note moyenne :

 

  Considérée au milieu du XVème siècle, tout d'abord grâce au philosophe byzantin Georges Gémistos dit Gemiste Pléthon[1], mais surtout grâce à Marsile Ficin[2], comme une révélation essentielle et secrète de la philosophie et de la religion issue des textes des anciens sages qui en seraient les dépositaires, la prisca theologia a pour but d'exposer allégoriquement une sagesse secrète, commune aux orientaux (Zoroastre[3], l'égyptien Hermès Trismégiste[4] ...) et aux Présocratiques (Orphée, Pythagore ...). Le corpus de la prisca theologia contient les Oracles chaldaïques, les livres attribués à Orphée – notamment les Hymnes orphiques traduits par Marsile Ficin dès 1462 – l'Asclepius et le Pimandre attribués à Hermès Trismégiste[5], et les Vers d'or de Pythagore[6]. Comme le dit André Godin,  « selon celle-ci [la prisca theologia], la philosophie grecque, par ses "larcins" est débitrice des Écritures hébraïques. D'autre part, les grands philosophes de l'hellénisme et Platon au premier chef, participant par leur "raison" propre au Logos, ont découvert une vérité religieuse fragmentaire mais consonante au christianisme[7] ».


Une des premières occurrences de la locution prisca theologia proviendrait de l'Argumentum de Marsile Ficin situé en préface de sa traduction du Pimandre attribué à Hermès Trismégiste[8] ; Marsile Ficin parle aussi de philosophia priscorium[9]. Il voyait dans la théologie des Anciens un moyen de revivifier le Christianisme : il œuvra dans le sens d'un syncrétisme platonico-chrétien.

Lire la suite
Auteur de l'article
fabien delouvé fabien delouvé
Ajouter à mes favoris Envoyer un message
Présentation de l'auteur
Site internet :
Encyclopédie Larousse

Docteur en musicologie, il enseigne à l'Université Paris 8 l'histoire de la musique et l'évolution des langages musicaux anciens (Antiquité, Moyen Age et Renaissance). Sa spécialisation est l'ethos dans les musiques anciennes, et en particulier à la Renaissance. Membre du conseil scientifique des Colloquia Aquitana, cycle de colloques annuels interdisciplinaires se réunissant dans la ville de Duras dans le Lot-et-Garonne, il est aussi le traducteur du Livre sur la nature et la propriété des tons de Johannes Tinctoris (1476) dont il prévoit de proposer cette traduction à l'édition.