vouloir

verbe transitif CONJUGAISON

Définitions de vouloir


  • Appliquer sa volonté, son énergie à obtenir quelque chose : Il veut le pouvoir. Vouloir réussir.
  • Désirer quelque chose, souhaiter que quelque chose se produise : Les agriculteurs veulent de la pluie.
  • Souhaiter avoir quelqu'un pour remplir telle fonction : Elle le voulait pour époux.
  • Désirer ou accepter la présence de quelqu'un, quelque chose en tel lieu, dans tel état, etc. : Je les voudrais bien comme voisins. Elle ne veut plus ce piano ici.
  • Avoir l'intention de : J'ai voulu me lever et je suis tombé.
  • Ordonner quelque chose, le réclamer : Il veut qu'on lui obéisse.
  • Exiger quelque chose de la part de quelqu'un, quelque chose, le requérir : Que voulez-vous de moi ? Le règlement veut une minute de silence.
  • Exiger tant en échange de quelque chose, le demander comme prix : Ils veulent combien de leur voiture ?
  • Accepter quelque chose, le laisser se produire, ou faire qu'il se produise, en parlant en particulier d'une force, du destin : La chance a voulu me donner cette occasion.
  • Affirmer, dire quelque chose : C'est la théorie qui le veut.

Expressions avec vouloir



  • Dieu veuille !,

    souhait que l'on formule, en particulier dans des moments d'inquiétude.
  • Faire ce que l'on veut de quelqu'un,

    avoir un grand empire sur lui.
  • Que veux-tu, que voulez-vous !,

    exprime la résignation.
  • Sans le vouloir,

    involontairement, par mégarde.
  • Savoir ce qu'on veut,

    être résolu.
  • Si on veut, si vous voulez,

    se dit comme une concession.
  • Veuillez + infinitif,

    introduit un ordre poli, entre dans des formules de politesse : Veuillez croire à l'expression de mes meilleurs sentiments.
  • Voulez-vous, veux-tu (bien),

    expriment un ordre poli ou violent selon l'intonation.
  • Vouloir bien,

    accepter quelque chose, y consentir : Elle veut bien que tu viennes ; se prêter à une action : Si la voiture veut bien démarrer.
  • Vouloir du bien à quelqu'un,

    être animé de bonnes intentions à son égard.

Synonymes et contraires de vouloir


Appliquer sa volonté, son énergie à obtenir quelque chose.

Synonymes :

Contraire :

  • refuser

Désirer quelque chose, souhaiter que quelque chose se produise.

Synonymes :

Souhaiter avoir quelqu'un pour remplir telle fonction.

Synonymes :

  • ambitionner - aspirer à - avoir envie de - briguer - brûler de - espérer - prétendre à - rechercher - rêver de - viser

Contraires :

Ordonner quelque chose, le réclamer.

Synonymes :

Exiger quelque chose de la part de quelqu'un, quelque chose,...

Synonymes :

Exiger tant en échange de quelque chose, le demander comme prix.

Synonymes :

  • demander - exiger - réclamer

Affirmer, dire quelque chose.

Synonymes :

Contraires :

Vouloir bien

Synonymes :

Contraires :

Homonymes des variantes de vouloir



    veut

  • vœu nom masculin

    veux

  • vœu nom masculin

Difficultés de vouloir


  • CONJUGAISON

    Vouloir possède à l'impératif deux séries de formes : veuille, veuillons, veuillez et veux, voulons, voulez.
    Les formes de la première série sont employées surtout dans les formules de politesse et pour exprimer de manière courtoise une requête ou un ordre : veuillez agréer mes sentiments respectueux ; veuillez vous asseoir ; veuille m'excuser auprès de nos amis.
    Veuillons
    reste pratiquement inusité : veuillons maintenant passer au premier point de l'ordre du jour.

    Les formes de la seconde série sont employées en particulier dans deux cas. - Pour engager quelqu'un à faire preuve de volonté et de détermination : tu aimerais devenir champion, c'est possible : veux-le vraiment ; vous voulez arriver ? voulez avec force.
    Cet emploi est rare. - Dans la locution en vouloir à qqn : ne lui en voulez pas, il n'était pas au courant.
    Cet emploi est beaucoup plus courant que le précédent.
    Dans l'expression soignée, on peut se servir également de la première forme, plus soutenue : ne lui en veuille pas, ne lui en veuillons pas, ne lui en veuillez pas.

    Au subjonctif présent, aux 1re et 2e personnes du pluriel, vouloir présente également deux formes doubles : que nous voulions / que nous veuillions et que vous vouliez / que vous veuilliez. La première est courante : il faudrait que nous voulions bien nous mettre d'accord ; tout est possible à condition que vous le vouliez. La seconde n'est plus utilisée que dans le registre très soutenu : il demande que nous veuillions donner notre accord ; je suis bien aise que vous veuilliez admettre que ce que je dis n'est pas infondé.

  • EMPLOI

    Pour exprimer une demande avec courtoisie, on emploie vouloir au conditionnel plutôt qu'à l'indicatif : je voudrais cinq carottes et deux poireaux ; nous voudrions vous demander un renseignement ; il voudrait que nous soyons là à huit heures (plutôt que : je veux cinq carottes..., nous voulons vous demander..., il veut que nous soyons là..., considérés comme trop impérieux).

  • REGISTRE

    Je veux, employé pour oui ou renforçant une affirmation, appartient à la langue parlée très familière : «  C'est bon ? - Je veux !  » ; «  Il va venir ? Je veux, qu'il va venir !  » → peu

  • CONSTRUCTION

    Vouloir, le vouloir. On peut dire, avec ou sans le pronom neutre le : je resterai là si tu veux ou si tu le veux ; nous sommes restés moins longtemps qu'il ne voulait ou qu'il ne le voulait.

    Bien vouloir / vouloir bien. La première formule est tenue pour plus déférente que la première. On dit ou on écrit en s'adressant à une personne à qui l'on doit le respect ou à un supérieur hiérarchique : je vous prie de bien vouloir... En revanche, je vous prie de vouloir bien (et a fortiori vous voudrez bien) ne peut être employé qu'en s'adressant à un subordonné : je vous prie de vouloir bien déférer à la convocation ci-jointe ; vous voudrez bien à l'avenir tenir compte de cette remarque.

    Vouloir que (+ subjonctif ou indicatif). Le verbe de la subordonnée est au subjonctif : je veux qu'il vienne ; que veux-tu que j'y fasse ? Cependant, l'indicatif est possible après vouloir que si vouloir a pour sujet la destinée, le hasard, le destin, etc. : le malheur veut qu'il fait pleine lune cette nuit-là.
    Vouloir bien que (+ subjonctif ou indicatif).
    Le verbe de la subordonnée est au subjonctif.
    Cependant, lorsque vouloir bien est pris au sens de «  admettre, concéder que  », il peut être suivi de l'indicatif : je veux bien qu'il faut un capital pour se lancer, mais il faut surtout de la volonté et du travail.

    Vouloir de = recevoir, accepter pour sien, est employé surtout en tournure négative. Je ne veux pas de sa pitié. En aucun cas elle ne voudra de votre aide. Dans une phrase affirmative, on dit dans le même sens vouloir bien de : elle veut bien de votre aide, de votre don.
    remarque
    Ne pas confondre la tournure vouloir de et la construction avec de partitif : vouloir de l'argent, vouloir du sucre, etc.

    S'en vouloir de (+ infinitif), que (+ subjonctif) : elle s'en est voulu de ne pas lui avoir répondu plus tôt (ou, avec un complément substantif : elle s'en est voulu de son retard à lui répondre). La construction s'en vouloir que (+ subjonctif) est possible, mais elle est littéraire et beaucoup plus rare : je m'en veux qu'il ait pu croire que je l'avais oublié.


Citations avec vouloir


  • Honoré de Balzac (Tours 1799-Paris 1850)
    Les gens qui veulent fortement une chose sont presque toujours bien servis par le hasard.
    La Vendetta
  • Jean Cocteau (Maisons-Laffitte 1889-Milly-la-Forêt 1963)
    Académie française, 1955
    Car la jeunesse sait ce qu'elle ne veut pas avant de savoir ce qu'elle veut.
    La Difficulté d'être, Éditions du Rocher
  • Thomas Corneille (Rouen 1625-Les Andelys 1709)
    Académie française, 1685
    Je crains ce que je veux et veux ce que je crains.
    Camma et Pyrrhus
  • Georges Duhamel (Paris 1884-Valmondois, Val-d'Oise, 1966)
    Académie française, 1935
    On ne choisit pas ce qu'on voudrait.
    Les Sept Dernières Plaies, Mercure de France
  • Marie Jean Hérault de Séchelles (Paris 1759-Paris 1794)
    Qui veut la gloire passionnément, finit par l'obtenir, ou du moins en approche de bien près. Mais il faut vouloir, et non pas une fois ; il faut vouloir à tous les instants.
    Voyage à Montbard, Visite à Buffon
  • Joseph Joubert (Montignac, Corrèze, 1754-Villeneuve-sur-Yonne 1824)
    N'est pas heureux qui ne veut l'être.
    Pensées
  • Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (Paris 1622-Paris 1673)
    Vous l'avez voulu, vous l'avez voulu, George Dandin, vous l'avez voulu […].
    George Dandin, I, 7, Dandin
  • Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (château de La Brède, près de Bordeaux, 1689-Paris 1755)
    Dans un État, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.
    De l'esprit des lois
  • Antoine Rivaroli, dit le Comte de Rivarol (Bagnols-sur-Cèze 1753-Berlin 1801)
    La liberté, pour l'homme, consiste à faire ce qu'il veut dans ce qu'il peut, comme sa raison consiste à ne pas vouloir tout ce qu'il peut.
    Discours sur l'homme intellectuel et moral

Mots proches

De quelle langue viennent les mots « satisfecit », « accessit » et « déficit » ?