comme

conjonction

(latin populaire como, du latin classique quomodo)

Définitions de comme


  • Exprime le temps avant un verbe à l'imparfait de l'indicatif qui indique une action ou un état en cours : Comme nous approchions de la ville, il s'est mis à pleuvoir.
  • Exprime la cause avant un verbe à l'indicatif qui précède la proposition principale : Comme j'étais pressé, j'ai voyagé en avion.
  • Exprime la comparaison avant un verbe à l'indicatif ou au conditionnel, ou sans verbe : Il ment comme il respire. Nous l'aimons comme notre propre fils.
  • Exprime l'addition ; ainsi que, et aussi : Tout le monde s'y est mis, les jeunes comme les vieux.
  • S'emploie dans des comparaisons stéréotypées à valeur intensive : Il est malin comme un singe.
  • Indique à quel titre on agit, en quelle qualité on considère quelqu'un ou quelque chose : Comme rapporteur devant la commission, il a exposé le projet.
  • Introduit un exemple : Les verbes de déclaration, comme dire, affirmer, répondre, répliquer.
  • Atténue ou rend plus vague une assertion : Il y a là comme un défaut.

Expressions avec comme



  • Familier. Alors comme ça,

    introduit une constatation faite avec insistance.
  • Familier. C'est tout comme,

    cela revient au même, il n'y a pratiquement pas de différence.
  • Familier. Comme ça !,

    exprime l'admiration (souvent accompagné d'un geste expressif).
  • Familier. (Comme ci), comme ça,

    ni bien ni mal, moyennement.
  • Comme il faut,

    convenablement, bien (avec valeur d'adverbe) ; bien élevé, distingué, conforme aux bons usages (avec valeur d'adjectif).
  • Familier. Comme qui dirait,

    exprime une approximation, une atténuation ; pour ainsi dire.
  • Comme quoi,

    ce qui montre bien que, ce qui est bien la preuve que.
  • Comme si,

    introduit une comparaison avec un cas hypothétique.
  • Familier. Comme tout,

    renforce un adjectif : C'est facile comme tout.
  • Faire comme si,

    faire semblant.
  • Tout comme,

    exactement de la même manière que.

Difficultés de comme


  • ACCORD

    Après deux noms ou deux pronoms au singulier réunis par comme, le verbe se met au singulier si comme introduit un complément du premier terme ; l'ensemble comme (+ complément) est placé entre virgules : ma fille, comme la sienne, est blonde. Lorsque les deux termes ont la même importance (comme = et), ils sont considérés l'un et l'autre comme sujets et ne sont pas séparés par une virgule ; le verbe se met au pluriel : ma fille comme la sienne sont blondes.

  • CONSTRUCTION

    Comme si.

    Comme si (+ indicatif imparfait ou plus-que-parfait) : il réagit comme s'il s'en moquait. Construction la plus courante.

    Comme si (+ subjonctif plus-que-parfait) : il réagissait comme s'il se fût moqué de nous. Registre littéraire ou très soutenu.

    Comme si (+ conditionnel), employé dans une phrase exclamative pour exprimer une nuance de doute ironique : comme si on devrait être à ses ordres !
    recommandation :
    Employer de préférence l'indicatif.

    Comme si… et (ou) que (+ subjonctif) : il réagit comme s'il s'en moquait ou qu'il veuille changer de conversation.

  • EMPLOI

    Comme / comment.Comme peut remplacer comment dans le discours indirect : vous savez comme il se nomme ? Vous savez comme il a agi. Registre soutenu.

    Considérer quelqu'un comme (+ attribut) est correct : on le considère comme doué.

    Comme prévu, comme convenu : tours elliptiques admis, courants dans la langue des affaires et la correspondance commerciale.

    Comme par exemple est un pléonasme, sauf quand par exemple, employé en incise (entre virgules à l'écrit), souligne un élément parmi d'autres qui sont cités : les animaux à sang chaud sont les mammifères terrestres, les mammifères marins, comme, par exemple, la baleine et le dauphin, et les oiseaux.

    Sont familiers : quelque chose comme (= environ) ; comme qui dirait (= à ce qu'il semble, pour autant que l'on puisse en juger) ; comme de raison, comme de juste, comme de bien entendu (= comme on pouvait le penser, s'y attendre) ; comme tout (= très) : il est vilain comme tout ; c'est tout comme (= c'est comme si...) : ils ne sont pas mariés, mais c'est tout comme (= c'est comme s'ils l'étaient).

Mots proches

Quel mode convient-il d'employer à la suite de la locution « après que » ?